Fabrication des ailerons

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Sur cet avion, il n’y a pas de volets et les ailerons couvrent quasiment tout l’envergure de l’aile. Ils sont métalliques, assemblées par rivets : plus de 800 par aileron…

Les travaux ayant débuté chez Jean-François – en l’absence d’alimentation électrique dans le hangar des AAT -, ils seront poursuivis en ce lieu avant déménagement de tout l’outillage : compresseur, perceuse à colonne, touret à meuler, poste à souder TIG et le matériel électroportatif : ponceuse, disqueuse, etc.

L’ossature d’un aileron est constituée d’un longeron à profil ouvert (approximativement en forme de ‘U’), de nervures, et de « plats » pour le bord de fuite ; sans compter quatre charnières.

Evidemment, il y a aussi un dispositif de commande partiellement visible ici. Le longeron est en deux parties (trois mètres et un mètre environ) jointes par une éclisse rivetée (rivets « durs » nécessitant d’être chauffés au préalable).

Le revêtement est une tôle « ondulée » livrée en « bobine » à la bonne largeur. Après l’aile en bois et le collage, nous voici en présence des inévitables « clécos » (dits encore « morpions »). On aura tout vu.

Après rivetage du la tôle sur le longeron, on passe aux liaisons avec les nervures.

Gros plan sur les lignes de morpions avec vue imprenable sur les rivets déjà posés.

Après un essai sur l’aile elle-même, on referme l’aileron avec sa partie tôlée constituant l’intrados. La liaison avec la partie extrados se fait avec les plats vus précédemment qui sont courbés aux extrémités.

Puis l’aileron terminé est de nouveau convoyé entre le domicile de Jean-François et le hangar des AAT.

Il est remis en place sur l’aile. Beaucoup plus aisément que lors de l’essai intermédiaire avant fermeture ; principalement parce que la rigidité est incomparablement supérieure. Tous les élèves-ingénieurs en Mécanique devraient avoir fait cette manipulation afin d’être convaincus du résultat tangible en terme de rigidité que ne permettent pas de percevoir les fameuses équations propres aux profils minces ouverts…

Vue de dessous. On peut en profiter pour regarder les mâts de voilure non visibles dans les photos de l’assemblage des ailes affichées auparavant.

Après l’effort, l’équipe se repose. Certes, on est encore loin de la parité mais la gente féminine est représentée ; de dos, faudrait quand même pas exagérer notre bienveillance naturelle ! Plaisanterie à part, on pourra remarquer une partie de l’éclairage installé dans le hangar ainsi que le dispositif de levage laissé en place car il va falloir démonter tout ça pour l’entoilage et la peinture…

On parle de nous dans la presse régionale.

Quelques semaines plus tard, c’est l’aileron gauche qui est installé. En bien des domaines, l’expérience acquise lors de la fabrication et l’installation de l’aileron droit ont été fort utiles.

Hormis le Cricri qui ne nous appartient pas, une dernière image datant de mai 2018 montrant l’aileron gauche mais aussi : turtle deck, pare-brise, trou d’homme et tableau de bord ; vide, certes, mais c’est de bonne augure pour la suite…

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